*Deux heures plus tard ...
Tom : « - Hey, j'ai pas envie de rentrer maintenant. Qui veut rester dehors avec moi ? »Tom avait une idée derrière la tête ; Bill, connaissant son jumeau par coeur, l'avait bien compris ; alors avant que Georg et Gustav ne donnent leur accord, il refusa.
Bill : « - Non. Il commence à faire froid ; et Gus', Georg et moi on va aller préparer à manger. »Ces deux derniers le regardèrent, outrés, mais le chanteur leur lança un regard plus qu'explicite. Opaline, qui n'avait aucune idée de ce que manigançaient les jumeaux, manifesta son envie de rester dehors. Depuis le temps, elle n'arrivait toujours pas à déjouer leurs plans. Ca les faisait bien rire, car ils aimaient la faire tourner en bourrique ; mais ça ne la dérangeait pas tant que ça, elle sentait bien qu'elle comptait. Bill fit un clin d'oeil à son frère, et des lèvres, lui mima un « C'est le moment, fonce ! ». Tom rougit légèrement, et détourna le regard. « Pas aujourd'hui, elle va mal ... » se dit-il. Il voulait seulement lui parler, qu'elle se confie.
Opaline et Tom décidèrent de marcher, pendant que les trois autres se dirigeaient vers la maison des Kaulitz. L'air était doux, contrairement à ce qu'avait prétexté Bill, ce qui fit sourire Opaline ; elle n'était peut-être pas si naïve que ça, après tout. Le dreadeux passa son bras autour des épaules de la jeune fille, qui frissonna à ce contact. Ils parlaient de tout et de rien, de la pluie et du beau temps. Ils riaient. Ils étaient mignons à voir. Ils arrivèrent près d'une cabane en bois, toute délabrée. Celle dans laquelle ils passaient des heures à jouer, quand ils étaient plus jeunes.
Opaline : « - C'est bizarre qu'à 18 ans, on prenne toujours autant de plaisir à y venir ; non ?
Tom : - Pas tant que ça, quand tu sais tous les secrets qu'elle renferme =). »Tom s'assit sur une souche pas très loin de là, et fit signe à Opaline de venir l'y rejoindre. Celle-ci s'installa par terre, entre les jambes du guitariste, qui commença à jouer avec ses longs cheveux blonds.
Opaline : « - Il me manque. C'est bizarre, non ? Il me manque. Pourtant, je ne pouvais pas le voir.
Tom : - C'est normal. C'est ton frère.
Opaline : - Qu'est-ce que tu ferais si c'était Bill qui était à la place d'Andreas ?
Tom : - C'est pas comparable. Bill et moi on n'a pas les mêmes relations qu'Andreas et toi.
Opaline : - J'ai peur de le perdre. Parce que finalement, je crois que j'y tiens un minimum.
Tom : - C'est normal, c'est ton jumeau. »Opaline ne répondit rien. Andreas avait beau être son jumeau, elle n'avait pas l'affection qu'elle aurait du avoir pour lui. Enfin si ; mais d'une étrange façon. Ils se disputaient dès qu'ils étaient dans la même pièce, pour un oui ou pour un non. Quand ils étaient petits, ils s'entendaient plutôt bien, c'est à ce moment-là qu'ils avaient rencontré les jumeaux Kaulitz. Mais plus le temps passait, et plus leur relation se dégradait. Ces dernières années, ils ne se parlaient même plus.
Tom : « - Arrête de culpabiliser. Vous ne vous êtes jamais entendus, et alors ? Ca ne veut pas dire que vous ne vous aimez pas.
Opaline : - La dernière chose que j'lui ai dit c'est "Va te faire foutre". Tu ne peux même pas imaginer à quel point je regrette ... Et je ne lui ai jamais dit que je l'appréciais u_u.
Tom : - C'est pas trop tard, Op' ; c'est pas trop tard. »Opaline avait enfin réussi à dire ce qu'elle avait sur le coeur, ça la soulageait ; Tom le savait. Même si ça lui faisait mal, ça l'aidait. Elle n'avait pas grand monde à qui parler depuis que les quatre garçons partaient en tournée à travers toute l'Europe. Alors elle gardait tout en elle, sachant qu'un jour ça éclaterait. La jeune fille commença à pleurer ; d'abord doucement, les larmes coulaient silencieusement le long de ses joues ; puis elle éclata. Tom descendit de sa souche pour venir s'assoir à côté d'elle et la serra très fort dans ses bras. Il ne lui dit rien ; il aurait bien pu la consoler en lui disant qu'il comprenait ce qu'elle ressentait, mais ça n'aurait pas été vrai. Pour lui, Andreas n'était jamais que le meilleur ami de son frère et le frère de sa meilleure amie, malgré ce que prétendaient les magazines. Alors il ne dit rien, il ne lui mentit pas. Il ne savait pas le faire. Opaline finit par s'endormir dans ses bras, épuisée par tant d'émotions. Tom passa doucement un bras sous ses genoux et l'autre sous ses épaules et la souleva. La blonde gémit, sans toutefois se réveiller, et passa ses mains autour du cou du jeune homme. « Elle est de plus en plus légère u_u ... », constata-t-il. Et ainsi, il la porta jusqu'à sa maison. Une fois entrés, Bill se précipita sur eux, mais le dreadeux lui fit signe de se taire, et porta Opaline jusque dans sa chambre, où il la déposa sur son lit. Il lui enleva sa veste et ses chaussures, puis après l'avoir bordé, redescendit.
Georg : « - Bah alors Tom ! C'est après lui avoir déclaré ta flamme que tu l'as fatiguée comme ça ?! Petit coquin, va XD !
Tom : - Georg, ta gueule !
Georg : - Oh, ça va. Si on peut même plus rigoler !
Tom : - Parce que ça te fait rire de la voir dans cet état, toi è_é ?!! »Georg et Tom continuaient à se disputer, alors que Gustav et Bill essayaient de les séparer. Tom avait toujours été très protecteur envers Opaline, il n'avait jamais supporté les blagues de mauvais gout où tout ce qui s'y rapportait. Bill voyait ça comme de la jalousie. Tom détestait aussi tous les garçons qui s'approchaient un peu trop d'elle, ou qui devenaient un peu trop entreprenants. Bizarrement, Opaline ne semblait pas avoir remarqué son attitude. Mais à ce moment, crier sur Georg lui faisait le plus grand bien ; ça lui faisait tellement de peine de voir Opaline si triste que ça le mettait en colère ; il devait alors l'extérioriser, d'une façon ou d'une autre.
Et pendant que les Tokio Hotel continuaient à se disputer, Opaline descendit voir ce qu'il se passe. A son grand désespoir, elle remarqua que c'est elle qui avait causé ce chaos. Alors, avant de retourner dans la chambre de Tom, elle leur cria la seule chose qui lui venait à l'esprit à ce moment-là.
Opaline : « - Bande de cons ! »Les quatre garçons cessèrent immédiatement de se chamailler, ne réalisant pas vraiment ce qu'il venait de se passer. Opaline était déjà de retour dans la chambre de Tom. Ce dernier monta tout de suite la voir. Gustav et Georg voulurent le suivre, savoir comment elle allait ; mais Bill les en empêcha.
Bill : « - Depuis le temps, vous n'avez toujours pas compris qu'il faut les laisser seuls quelques minutes ? Elle ne se confiera qu'à lui. »Georg et Gustav hochèrent la tête, l'air penaud. Ils le savaient bien, mais c'était dur d'accepter qu'elle ne leur fasse pas assez confiance. Pendant ce temps, Tom avait rejoint Opaline, qui assise sur son lit, lui tournait le dos, une guitare à la main.
Opaline : « - Tu vas me dire que tu es désolé ?
Tom : - Non, parce que je ne le suis pas.
Opaline : - Tant mieux, ce n'est pas ce que j'avais envie d'entendre. »Cette réponse fit sourire Tom. Il la reconnaissait bien là, son Opaline. Alors lentement, il se dirigea vers le fond de sa chambre et saisit une deuxième guitare - parmi les 13 qu'elle contenait -, et vint s'assoir à côté d'elle. Et doucement, dans le creux de son oreille, il lui murmura « Je suis prêt à me battre contre le monde entier, si c'est pour te défendre =) ». La blonde éclata de rire, d'un rire cristallin, presque angevin. Puis, d'un accord commun, les deux amis commencèrent à jouer « Better Together » de Jack Johnson. Ils la connaissaient par coeur, c'était leur chanson. En levant la tête, Tom aperçut Gustav, Georg et Bill, accoudés sur le chambranle de la porte, en train de sourire. Puis, inévitablement, son regard se posa sur Opaline, qui riait toujours. « Elle est magnifique ... », ne put s'empêcher de penser le jeune guitariste.
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